Un salarié, un autónomo ou un retraité muni du formulaire S1 est couvert par la santé publique espagnole : l'assurance privée n'est pour lui qu'un confort. Un Européen inactif (rentier, préretraité, conjoint non rattaché à un assuré) doit en revanche prouver une assurance couvrant en Espagne autant que le système public pour obtenir son certificat d'enregistrement de citoyen européen, souvent appelé NIE vert ou certificat de résidence. Le convenio especial public (60 € par mois avant 65 ans, 157 € à partir de 65 ans) peut ensuite prendre le relais.
En Espagne, l'assurance maladie publique dépend de votre statut : l'affiliation à la Seguridad Social pour un salarié ou un autónomo, le formulaire S1 pour un retraité d'une pension française. L'Européen qui s'installe sans activité doit, lui, prouver une assurance maladie, en pratique privée, tant qu'il n'a pas d'autre droit ; le convenio especial peut ensuite prendre le relais ; après cinq ans de résidence légale, cet Européen accède au système public comme tout résident. Pour les autres, l'assurance privée est un choix, souvent pour voir un spécialiste plus vite. Le détail de l'assurance maladie publique, statut par statut (télétravail, chômage et famille compris), est dans notre guide de la santé en Espagne.
Le droit aux soins publics découle de la résidence, mais il n'est pris en charge pour un étranger que s'il n'a pas à prouver une couverture par une autre voie (Ley 16/2003, art. 3). En pratique :
| Votre situation | Couvert par le public ? | Assurance privée |
|---|---|---|
| Salarié d’une entreprise en Espagne | Oui, dès l’affiliation (alta) | Non, seulement pour le confort |
| Autónomo | Oui, dès l’alta au RETA | Non, confort (prime déductible, voir plus bas) |
| Retraité avec une pension française | Oui, avec le formulaire S1 enregistré à l’INSS | Non : le S1 vaut aussi pour le certificat d’enregistrement |
| Salarié détaché par un employeur français | Oui, avec un S1 émis par la CPAM (détachement de 24 mois au plus, certificat A1) | Non |
| Salarié d’un employeur français en télétravail depuis l’Espagne | Oui. Moins de 25 % du temps en Espagne : Sécurité sociale française et S1. De 25 % à moins de 50 % : Sécurité sociale espagnole, sauf certificat A1 de l’accord-cadre demandé par l’employeur. À partir de 50 % : Sécurité sociale espagnole, par l’affiliation | Non, seulement pour le confort |
| Demandeur d’emploi avec ses allocations françaises (formulaire U2) | Soins nécessaires avec la CEAM pendant la recherche (3 mois, jusqu’à 6) | Non |
| Conjoint ou enfant d’un assuré en Espagne | Oui, rattaché comme bénéficiaire à l’INSS, sous conditions de résidence, de charge et de revenus | Non |
| Européen inactif (rentier, préretraité, conjoint non rattaché à un assuré) | Non, tant qu’il doit prouver une assurance pour son séjour ; oui après cinq ans de résidence légale (séjour permanent) | Oui : c’est une condition du certificat d’enregistrement |
| Étudiant | Pas par la résidence | Non si la CEAM couvre tout le séjour, sinon oui |
| Séjour temporaire (vacances, quelques semaines) | Soins nécessaires avec la CEAM | Assurance voyage conseillée (rapatriement) |
Le fonctionnement détaillé du système public, de la carte SIP et du S1 est dans notre guide la santé en Espagne et notre page formulaire S1.
Pour s'inscrire comme résident plus de trois mois sans travailler, un citoyen européen doit disposer de ressources suffisantes et d'une assurance maladie couvrant tous les risques en Espagne (RD 240/2007, art. 7). L'assurance peut être publique ou privée, souscrite en Espagne ou ailleurs, si elle offre une couverture équivalente à celle du système public (Orden PRE/1490/2012, art. 3). Un retraité remplit la condition avec l'attestation de droits de son pays de pension, en pratique le S1 ; un étudiant, avec une CEAM valable pendant tout son séjour.
Le texte ne parle ni de copaiement ni de délai de carence. Mais en pratique, les bureaux de police refusent souvent les contrats qui en comportent et demandent une attestation de l'assureur confirmant la conformité : faites vérifier le contrat avant de signer, c'est le premier rôle d'un courtier.
Le convenio especial de asistencia sanitaria donne accès aux soins publics aux résidents qui n'ont aucun autre droit, contre une contribution de 60 € par mois avant 65 ans et 157 € à partir de 65 ans (RD 576/2013, montants inchangés à ce jour). Il faut avoir résidé de façon continue pendant au moins un an juste avant la demande, en Espagne ; la Generalitat admet aussi une année passée dans un autre pays de l'UE, de l'EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni (procédure 17044, lue le 4 octobre 2026), alors que le décret de 2013 parle de résidence en Espagne. Il faut aussi être inscrit au padrón d'une commune de la Communauté valencienne, n'avoir droit à aucune autre couverture publique et fournir un certificat de votre caisse française attestant que vous ne pouvez pas exporter votre droit aux soins. En Communauté valencienne, la demande se fait auprès de la Generalitat (procédure 17044), avec un prélèvement mensuel. Les médicaments restent entièrement à votre charge, comme les orthèses, les produits diététiques et le transport non urgent.
Selon cette lecture de la Generalitat, une année passée en France peut donc compter. En pratique, la plupart des Français qui arrivent prennent une assurance privée pour le certificat d'enregistrement : le convenio suppose d'être déjà inscrit au padrón et d'avoir obtenu le certificat de votre caisse, et rien n'établit que la police l'accepte pour le certificat. Après cinq ans de résidence légale continue, un citoyen européen n'a plus besoin du convenio ni d'une assurance privée : il accède au système public comme tout résident.
Nous ne comparons ni ne recommandons de contrat : le choix dépend de votre âge, de votre santé et de votre projet, et se fait avec le courtier.
À titre de repère, voici le tarif public d'une formule complète d'un grand assureur espagnol pour la province de Valencia (grille d'avril 2026, par personne et par mois). Ce n'est pas une offre : les prix varient selon l'assureur, la formule et votre dossier.
| Âge | Avec copaiement | Sans copaiement |
|---|---|---|
| 25-29 ans | 60,27 € | 91,36 € |
| 35-39 ans | 67,53 € | 96,04 € |
| 45-49 ans | 80,76 € | 110,13 € |
| 55-59 ans | 113,41 € | 145,39 € |
| 60-64 ans | 154,49 € | 186,48 € |
| 65-69 ans | 178,61 € | 213,39 € |
Source : grille tarifaire publique Sanitas, avril 2026 (adhésions du 1er avril au 31 décembre 2026), hors taxe du Consorcio. Les tarifs baissent à plusieurs personnes assurées. Chez le même assureur, les formules d'entrée de gamme sans hospitalisation coûtent environ 30 € par mois, mais ne conviennent pas pour le certificat d'enregistrement.
Un autónomo au régime de l'estimation directe peut déduire ses primes d'assurance maladie, ainsi que celles de son conjoint et de ses enfants de moins de 25 ans vivant avec lui, dans la limite de 500 € par personne et par an (1 500 € en cas de handicap). Pour un salarié, l'assurance payée par l'employeur est exonérée dans la même limite (LIRPF, art. 30 et 42). Notre page fiscaliste francophone en Espagne vous oriente si votre situation est plus complexe.
Il dépend surtout de l’âge et du copaiement. Selon la grille publique d’un grand assureur pour la province de Valencia (avril 2026), une formule complète coûte par mois environ 60 € avec copaiement et 91 € sans copaiement à 25-29 ans, puis 154 € et 186 € à 60-64 ans. Ce sont des repères : seul un devis tient compte de votre situation.
Non. Pour un séjour temporaire, c’est la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) qui permet d’être soigné dans le public espagnol. Pour s’installer, il faut ouvrir ses droits en Espagne : affiliation comme salarié ou autónomo, formulaire S1 pour un retraité, ou assurance puis convenio especial pour un inactif.
La loi demande une assurance offrant en Espagne une couverture équivalente au système public (Orden PRE/1490/2012), sans parler expressément de copaiement. En pratique, les bureaux de police refusent souvent les contrats avec copaiement ou délais de carence et demandent une attestation de l’assureur : faites vérifier le contrat avant de signer.
Pas s’il touche une pension française et fait enregistrer son formulaire S1 : il accède alors au système public espagnol, et le S1 remplit la condition d’assurance du certificat d’enregistrement. L’assurance privée devient utile en attendant la pension (retraite anticipée), pour un conjoint qui n’a pas son propre S1, ou pour un accès plus rapide aux spécialistes.
C’est l’accès payant au système public pour les résidents qui n’ont aucun autre droit : 60 € par mois avant 65 ans, 157 € à partir de 65 ans (RD 576/2013). Il faut avoir résidé un an juste avant la demande, en Espagne ; la Generalitat admet aussi une année passée dans un autre pays de l’UE, de l’EEE, en Suisse ou au Royaume-Uni (procédure 17044), alors que le décret de 2013 parle de résidence en Espagne. Il faut aussi être inscrit au padrón d’une commune de la Communauté valencienne ; la demande se fait auprès de la Generalitat. Les médicaments restent entièrement à votre charge.
Pas au sens français : on ne rembourse pas un complément de la sécurité sociale. On est couvert par le système public, ou on souscrit une assurance privée complète, qui fonctionne avec son propre réseau de médecins ou en remboursement. Beaucoup de résidents cumulent les deux pour raccourcir les délais d’accès aux spécialistes. Une mutuelle française, elle, complète un remboursement de l’Assurance Maladie française : si vous êtes affilié en Espagne, elle ne complète rien sur vos soins espagnols ; avec un S1, elle peut garder un intérêt pour vos séjours en France.
Tout dépend de votre situation. En séjour temporaire (vacances, semestre d’études), la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) ouvre les soins nécessaires dans le public. Si vous travaillez en Espagne, l’affiliation comme salarié ou autónomo vous donne la carte SIP et un médecin de famille. Retraité, vous faites enregistrer le formulaire S1. Inactif sans droit, il vous faut une assurance privée tant que vous devez la prouver pour votre séjour ; le convenio especial public peut ensuite prendre le relais, et après cinq ans de résidence légale continue, vous accédez au système public sans l’un ni l’autre.
Oui, pour un séjour temporaire : elle couvre les soins qui deviennent nécessaires pendant le séjour, dans le système public, aux mêmes conditions qu’un assuré espagnol. Elle ne vaut pas pour une installation : dès que vous résidez en Espagne, il faut ouvrir des droits sur place (affiliation, S1, assurance privée ou convenio especial).
Pour les personnes affiliées au système public (salariés, autónomos, retraités avec S1, convenio especial), les consultations, les urgences et l’hospitalisation se font sans avance de frais. Les médicaments en pharmacie restent soumis à une participation : de 40 à 60 % du prix pour un actif selon son revenu, 10 % pour la plupart des pensionnés, avec des plafonds mensuels et des exonérations. Sous convenio especial, qui ne couvre pas la pharmacie, vous les payez à 100 %. Le dentaire et l’optique ne sont pas couverts, sauf exceptions.
Nous ne classons pas les contrats : la loi réserve le conseil aux intermédiaires immatriculés. Les critères qui comptent, dans l’ordre : un contrat sans copaiement ni délai de carence si vous en avez besoin pour le certificat d’enregistrement, un réseau de médecins (cuadro médico) près de chez vous, avec des praticiens francophones si c’est important pour vous, des plafonds d’âge compatibles avec votre projet, et l’hospitalisation incluse. Un courtier compare ces points pour vous, gratuitement.
En règle générale non si vous travaillez en Espagne : vous relevez de la sécurité sociale espagnole. Exceptions : le salarié détaché par son employeur français (certificat A1, 24 mois au plus), et le salarié d’un employeur français qui télétravaille moins de 25 % de son temps depuis l’Espagne, ou de 25 % à moins de 50 % avec un certificat A1 au titre de l’accord-cadre européen sur le télétravail. Retraité d’une pension française, vous restez à la charge de la France, qui paie vos soins en Espagne via le formulaire S1. La Caisse des Français de l’étranger (CFE) est une assurance volontaire : elle ne dispense jamais des cotisations obligatoires du pays où vous travaillez.
Décrivez votre situation : notre courtier partenaire, francophone et immatriculé, vous recontacte et vous conseille, sans engagement. La demande est gratuite.
Un courtier compare les assureurs pour vous et vérifie qu'un contrat convient au certificat d'enregistrement. Choisissez-en un inscrit au registre de la DGSFP, qui travaille en français, et demandez-lui par écrit l'attestation de conformité de l'assureur avant de signer.
Retraité ou salarié en Espagne ? Vous n'avez sans doute pas besoin d'assurance privée : notre guide la santé en Espagne explique la carte SIP et le formulaire S1.
Français à Valencia n'est ni assureur ni intermédiaire d'assurance : nous ne vendons, ne comparons et ne recommandons aucun contrat. Votre demande est transmise, avec votre accord, à un courtier en assurances inscrit au registre de la DGSFP, qui vous contacte et vous conseille. La mise en relation est gratuite pour vous ; nos partenaires peuvent nous rémunérer.
Vous pouvez vérifier l'inscription de tout courtier sur le registre officiel des distributeurs d'assurance. Les prix cités sont des tarifs publics datés, donnés comme repères, pas des offres.
Le certificat d'enregistrement (NIE vert) et ses autres conditions sont expliqués dans notre guide du NIE en Espagne et dans le guide dédié au certificat d'enregistrement (NIE vert), et l'arrivée des retraités dans la retraite en Espagne.
Pour consulter en français, notre répertoire liste les médecins francophones à Valencia et les autres spécialités.