Votre pension française continue d'être versée en Espagne. Ce qui change : les pensions du privé deviennent imposables en Espagne une fois résident, celles de la fonction publique restent imposées en France (convention fiscale de 1995), et votre santé passe par le formulaire S1, qui vous affilie au système public espagnol comme un Espagnol. Le parcours complet, du NIE à la première déclaration.
La règle tient en deux lignes, et elle est fixée par la convention fiscale franco-espagnole du 10 octobre 1995. Pensions du secteur privé (régime général, complémentaires) : imposables en Espagne dès que vous y devenez résident fiscal, c'est-à-dire au-delà de 183 jours de présence par an. Pensions de la fonction publique : elles restent imposées en France, quel que soit votre lieu de résidence, sauf le cas rare du retraité qui ne possède que la nationalité espagnole.
Beaucoup de carrières mélangent les deux : une pension CNAV imposée en Espagne et une pension de fonctionnaire imposée en France, avec des mécanismes qui évitent la double imposition mais exigent des déclarations des deux côtés. L'année de la bascule est celle de tous les pièges : c'est le premier des quatre cas types de notre page fiscaliste francophone, et ce dossier gagne à être monté avant le départ, quand les deux administrations sont encore faciles à joindre. Le versement, lui, ne pose aucun problème : les caisses paient sur un compte français comme espagnol, et notre guide pour ouvrir un compte bancaire en Espagne couvre le circuit sans parrainage.
Retraité titulaire d'une pension française, vous avez droit au système de santé public espagnol sans assurance privée obligatoire. Le circuit : demander le formulaire S1 à votre caisse française avant le départ (comptez plusieurs semaines d'émission), puis l'enregistrer à l'INSS une fois sur place. Vous recevez alors un numéro de sécurité sociale espagnol et la carte de santé, avec un accès aux soins identique à celui des Espagnols.
Deux confusions à éviter. La carte européenne d'assurance maladie ne couvre que les séjours temporaires : elle ne remplace pas le S1 quand on réside en Espagne. Et l'assurance privée n'est pas obligatoire pour un titulaire de S1 : elle reste un choix de confort (délais, spécialistes en français), pas une exigence.
En 2026, l'âge légal espagnol est de 66 ans et 10 mois, abaissé à 65 ans pour les carrières d'au moins 38 ans et 3 mois de cotisation. Si votre carrière est française, votre âge de départ reste fixé par le droit français ; et si vous avez travaillé dans les deux pays, les périodes se totalisent grâce à la coordination européenne des régimes, chaque pays versant ensuite sa part. Les dossiers mixtes franco-espagnols se montent avec votre caisse ET l'INSS : anticipez six mois.
Aucune démarche espagnole n'aboutit sans numéro d'identification d'étranger : ni le compte bancaire, ni l'inscription santé, ni l'achat ou la location du logement. Il peut se demander depuis la France, au consulat ou par procuration.
Demandez le S1 à votre caisse de retraite (CNAV, MSA...) avant le départ : les délais d'émission vont de quelques semaines à deux mois. C'est lui qui transfère votre couverture santé vers le système espagnol.
Sur rendez-vous à l'Instituto Nacional de la Seguridad Social, le S1 vous ouvre un numéro de sécurité sociale espagnol et l'accès aux soins publics dans les mêmes conditions que les Espagnols, carte de santé à la clé.
L'inscription à la mairie (empadronamiento) officialise votre adresse et conditionne la suite : certificat de résident européen, médecin de secteur, démarches locales. La résidence fiscale, elle, n'en dépend pas : c'est la présence effective de plus de 183 jours par an, ou le centre de vos intérêts, qui la déclenche.
Plus de 183 jours en Espagne fait de vous un résident fiscal espagnol : vos pensions privées y deviennent imposables. La première année, à cheval sur deux pays, est celle où le conseil d'un fiscaliste rapporte le plus.
Le point de départ de tout : le NIE. Et si un bien immobilier fait partie du projet, gardez en tête l'impôt annuel du propriétaire non-résident tant que la bascule de résidence n'est pas faite : le mécanisme est expliqué sur notre page modelo 210.
Le raisonnement général du choix de ville est posé dans notre guide vivre en Espagne. Madrid et Barcelone concentrent les coûts sans l'avantage climatique ; les zones purement touristiques vident leurs services hors saison. Valence offre l'équilibre : une vraie grande ville avec hôpitaux, aéroport et vie culturelle, la mer, un climat doux à l'année, des loyers très inférieurs aux métropoles françaises et des Français organisés en communauté depuis 2017. Pour chiffrer votre budget, notre page salaire moyen en Espagne donne les repères de niveau de vie, et le guide se loger à Valence détaille loyers et quartiers.
Oui. Les caisses françaises versent les pensions aux retraités résidant en Espagne sans difficulté, sur un compte français ou espagnol. Ce qui change n'est pas le versement, c'est l'imposition : résident espagnol, vos pensions du privé relèvent de l'impôt espagnol (IRPF), tandis que les pensions de la fonction publique restent imposées en France, conformément à la convention fiscale de 1995.
Tout dépend de la nature de la pension. Retraite du secteur privé : imposable en Espagne dès que vous y êtes résident fiscal. Retraite de la fonction publique : elle reste imposée en France, sauf le cas particulier du retraité qui n'a que la nationalité espagnole. Beaucoup de retraités cumulent les deux types de pension : c'est le dossier franco-espagnol type, à faire chiffrer avant le départ.
En 2026, l'âge légal espagnol est de 66 ans et 10 mois, abaissé à 65 ans pour les carrières d'au moins 38 ans et 3 mois de cotisation. Ce barème concerne les droits espagnols : si votre carrière est française, c'est le droit français qui fixe votre âge de départ, et les années travaillées dans les deux pays se totalisent grâce à la coordination européenne.
Par le formulaire S1 : demandé à votre caisse française, enregistré à l'INSS en Espagne, il vous affilie au système public espagnol dans les mêmes conditions que les Espagnols, sans assurance privée obligatoire. La carte européenne (CEAM) ne suffit que pour les séjours temporaires : dès que vous résidez en Espagne, c'est le S1 qui fait foi.
Tout se joue sur le logement : hors Madrid et Barcelone, les loyers restent très inférieurs aux grandes villes françaises, et Valence offre le meilleur rapport entre services urbains, climat et coût. Face à un net moyen local d'environ 1 900 € par mois, une pension française moyenne y offre un niveau de vie sensiblement meilleur qu'en France, surtout en couple.
Nous accompagnons les retraités français à chaque étape : NIE, enregistrement santé, recherche de logement, fiscaliste pour l'année de bascule. Décrivez votre projet via la consultation, la mise en relation est gratuite.