Guide · Entreprises, indépendants, particuliers

Vérifier une entreprise espagnole : NIF (ex-CIF), Kbis et registre du commerce

Le numéro à demander, le registre à consulter et ce que chaque document prouve, avant de signer avec un client, un fournisseur, un bailleur ou un artisan espagnol.

Textes relus au BOE, à l’Agencia Tributaria et au Registro Mercantil

La Llotja de la Seda, ancienne bourse gothique de Valencia, derrière un oranger chargé de fruits

Votre situation

  • Un fournisseur espagnol
  • Un devis à signer
  • Une société inconnue

À vérifier

5 étapes
  • NIF et forme juridique
  • Nota simple du registre
  • Actes publiés au BORME
  • TVA sur VIES

Ce guide s’adresse à ceux qui traitent avec une entreprise espagnole qu’ils ne connaissent pas : une société française face à un nouveau client ou fournisseur, un indépendant qui reçoit un devis, un particulier qui choisit un artisan ou signe avec un bailleur. Il dit quel numéro demander, quel registre consulter et ce que chaque document prouve.

Jérémy, fondateur de Français à Valencia

Par Jérémy, fondateur de la communauté des Français à Valencia, sur place depuis 2017 · témoignages · mis à jour le 4 octobre 2026 · textes relus au BOE, à l’Agencia Tributaria et au Registro Mercantil

L’essentiel en 30 secondes

  • Le NIF (número de identificación fiscal) est le numéro fiscal d’une société espagnole. On l’appelle encore CIF, son nom jusqu’au 1er janvier 2008 ; celui d’une SL ou d’une SA n’a pas changé.
  • Il compte neuf caractères : une lettre qui donne la forme juridique (B pour une SL, A pour une SA), sept chiffres et un caractère de contrôle.
  • L’équivalent du Kbis est la certification du Registro Mercantil, seule preuve officielle. Pour vous informer, la nota simple se demande en ligne, à partir de 2,10 €.
  • Pas de SIRET à chercher : le NIF identifie l’entreprise, et le code CNAE son activité, comme le code NAF en France.
  • Gratuits : le BORME sur boe.es (actes publiés des sociétés), VIES pour le numéro de TVA (ES suivi du NIF) et le registre public des procédures d’insolvabilité.

CIF ou NIF : le numéro fiscal d’une société espagnole

Le NIF est le numéro qui identifie une société espagnole auprès du fisc ; il figure sur ses factures. Jusqu’en 2007, celui des sociétés s’appelait CIF, código de identificación fiscal, d’après un décret de 1975. Le Real Decreto 1065/2007 a abrogé ce décret au 1er janvier 2008 : les textes ne parlent plus que de NIF.

Le mot CIF est resté dans l’usage : des sites, des formulaires et même la nota informativa du registre du commerce l’emploient encore. CIF et NIF désignent le même numéro. Celui d’une SL ou d’une SA n’a pas changé en 2008 : le NIF d’une société reste le même tant que sa forme juridique ou sa nationalité ne change pas.

Lire un NIF de société : la lettre, les chiffres, le contrôle

Un NIF de société compte neuf caractères : une lettre, sept chiffres, puis un caractère de contrôle (Orden EHA/451/2008, article 2). La lettre donne la forme juridique : dans B12345678, un exemple fictif, le B désigne une SL.

Depuis le 1er juillet 2008, les sept chiffres sont un numéro aléatoire. Dans un NIF plus ancien, les deux premiers indiquaient la province du siège à la création.

A
Société anonyme (SA)Sociedades anónimas
B
Société à responsabilité limitée (SL, SLU ou SRL)Sociedades de responsabilidad limitada
C
Société en nom collectifSociedades colectivas
D
Société en commanditeSociedades comanditarias
E
Indivision, succession non acceptée et autre entité sans personnalité juridiqueComunidades de bienes, herencias yacentes y demás entidades carentes de personalidad jurídica
F
Société coopérativeSociedades cooperativas
G
AssociationAsociaciones
H
Copropriété d’immeubleComunidades de propietarios en régimen de propiedad horizontal
J
Société civileSociedades civiles
P
Collectivité localeCorporaciones Locales
Q
Organisme publicOrganismos públicos
R
Congrégation ou institution religieuseCongregaciones e instituciones religiosas
S
Administration de l’État ou d’une communauté autonomeÓrganos de la Administración del Estado y de las Comunidades Autónomas
U
Groupement temporaire d’entreprises (UTE)Uniones Temporales de Empresas
V
Autre type d’entitéOtros tipos no definidos en el resto de claves
N
Entité étrangère (une société française, par exemple)Entidad extranjera
W
Établissement permanent en Espagne d’une entité non résidenteEstablecimiento permanente de una entidad no residente
Orden EHA/451/2008, articles 3 (formes espagnoles), 4 (N) et 5 (W), version en vigueur depuis le 16 janvier 2016, relue au BOE le 4 octobre 2026.

Lecture du format seulement, faite dans votre navigateur : elle ne dit pas si l’entreprise existe ni si le numéro est actif. Pour cela, suivez les cinq étapes ci-dessous.

Le NIF d’un autónomo ou d’un particulier

Un indépendant n’a pas de lettre de forme juridique. Un Espagnol utilise le numéro de son DNI, sa carte d’identité, suivi d’une lettre (Real Decreto 1065/2007, article 19). Un étranger utilise son NIE, qui commence par X, Y ou Z (article 20 et Orden INT/2058/2008). Un artisan autónomo français installé à Valencia facture donc avec son NIE.

NIE et NIF

Le NIE est le numéro d’identité d’un étranger ; il lui sert aussi de NIF. Une société n’a pas de NIE : son NIF commence par la lettre de sa forme juridique, ou par N si elle est étrangère (Orden EHA/451/2008, article 4). Pour votre propre numéro : obtenir son NIE à Valencia.

Où trouver le NIF d’une entreprise espagnole

Le plus simple est de le lire sur une facture : toute facture porte le NIF de l’entreprise qui l’émet (règlement de facturation, Real Decreto 1619/2012, article 6).

Une entreprise qui exerce une activité par son site internet doit aussi y afficher sa dénomination, son adresse, son NIF et son inscription au registre du commerce (Ley 34/2002, article 10), souvent dans la page « Aviso legal ».

  • Vous ne connaissez que son nom : une recherche par dénomination sur sede.registradores.org mène à sa nota informativa, qui indique le NIF.
  • Vous avez son numéro de TVA : retirez le préfixe ES, il reste le NIF.

L’équivalent du Kbis : nota simple et certification du Registro Mercantil

L’équivalent du Kbis est la certification du Registro Mercantil, le registre du commerce espagnol : c’est le seul moyen de prouver officiellement son contenu (règlement du registre du commerce, article 77). Pour vous informer, la nota simple suffit ; elle n’a qu’une valeur d’information (article 78).

Les deux se demandent en ligne sur sede.registradores.org, après une recherche par nom ou par NIF.

Nota informativa (nota simple)

Valeur
Information seulement (article 78)
Contenu
Dénomination, NIF, code CNAE, domicile, objet social, données d’inscription, situations particulières, dernier dépôt des comptes ; en option, capital, dirigeants et mandataires, actes publiés au BORME, comptes déposés.
Obtention
En ligne, sans abonnement ; affichée au moment de la demande, puis envoyée par un lien.
Prix et délai
2,10 € pour le bloc d’identification, plus 0,60 € par élément ajouté.

Certification

Valeur
Fait foi : seul moyen de prouver le contenu du registre (article 77)
Contenu
Selon le type : de vigencia y cargos (la société existe, ses dirigeants en fonction), de poderes (mandataires et leurs pouvoirs), de estatutos, de titularidad real (bénéficiaires effectifs).
Obtention
En ligne avec un certificat électronique ; le PDF arrive par un lien envoyé par courriel.
Prix et délai
Honoraires fixés par l’arancel des registradores ; délivrée dans les 5 jours (article 77.6).
Règlement du registre du commerce (Real Decreto 1784/1996), articles 77 et 78 ; sede.registradores.org, nota informativa, certifications et honoraires, relus le 4 octobre 2026.

Si l’on vous demande de prouver l’existence d’une société espagnole, par exemple pour un dossier en France, c’est la certification qu’il faut, puisque seule elle fait foi. La certification « de vigencia y cargos » est la plus proche du Kbis : elle atteste que la société existe et qui la dirige.

Vous préparez au contraire votre propre structure ? Le guide pour créer sa propre société en Espagne explique l’inscription d’une SL au registre et son Kbis espagnol.

Vérifier une entreprise espagnole en cinq étapes

Ces cinq contrôles reposent sur des sources officielles. Quatre sont gratuits ; la nota simple coûte 2,10 € pour le bloc d’identification, plus 0,60 € par élément ajouté.

  1. 1Le NIF et la forme juridique. Demandez le NIF et comparez sa lettre à la forme annoncée : une « SL » dont le NIF ne commence pas par B mérite une question.
  2. 2La nota simple. Sur sede.registradores.org, elle confirme l’inscription et donne le domicile, l’objet social, le dernier dépôt des comptes et les situations particulières, comme un registre fermé faute de dépôt des comptes ou une radiation provisoire du recensement fiscal (baja provisional).
  3. 3Les actes publiés au BORME. Le bulletin officiel du registre du commerce publie nominations, changements de capital, fusions, dissolutions et procédures d’insolvabilité. Il se consulte librement et gratuitement sur boe.es (Real Decreto 1979/2008, articles 11 et 12).
  4. 4Le registre public concursal. publicidadconcursal.es publie les principales décisions des concursos de acreedores, les procédures d’insolvabilité espagnoles, en accès public et gratuit (loi concursale, article 560).
  5. 5Le numéro de TVA. Pour une vente ou un achat entre entreprises de deux pays de l’UE, vérifiez le numéro ES suivi du NIF sur VIES, le service de la Commission européenne. Seules les entreprises inscrites au registre des opérateurs intracommunautaires y figurent : un numéro inconnu de VIES ne prouve pas que la société n’existe pas.

Qui peut signer pour la société

Avant un contrat important, vérifiez que votre interlocuteur peut engager la société. La nota simple indique ses administrateurs et ses mandataires en fonction ; la certification « de vigencia y cargos » ou « de poderes » le prouve. Sur le même site, la recherche par dirigeant affiche aussi les autres sociétés d’un administrateur.

Un autónomo n’est pas forcément au registre du commerce

Pour un entrepreneur individuel, l’inscription au Registro Mercantil est facultative (Code de commerce espagnol, article 19) : un artisan ou un consultant autónomo n’y figure donc pas forcément. Son NIF est celui de son DNI ou de son NIE.

Demandez-lui un certificat de l’Agencia Tributaria sur sa situation censale, c’est-à-dire l’activité qu’il a déclarée, ou attestant qu’il est à jour de ses obligations fiscales. Lui seul peut le demander, ou un tiers avec son accord (règlement de gestion des impôts, articles 70 et 71).

Chaque document de l’Agencia Tributaria porte un code seguro de verificación (CSV). Saisissez-le sur la sede de l’Agencia Tributaria pour afficher l’original : en général, aucune identification n’est demandée.

Un changement de compte bancaire annoncé par courriel

L’INCIBE, l’institut espagnol de cybersécurité, décrit cette fraude : un escroc se fait passer pour un fournisseur, intercepte ses courriels de facturation et change le compte où payer. Vérifiez tout nouveau numéro de compte par un autre canal que le courriel, le téléphone par exemple.

Un NIF révoqué

L’Agencia Tributaria peut révoquer le NIF d’une société, par exemple si elle a déclaré une activité qui n’existe pas, ou après quatre exercices de suite sans dépôt des comptes (règlement de gestion des impôts, article 147). La révocation est publiée au BOE.

Dès cette publication et jusqu’à une éventuelle réhabilitation, le numéro ne vaut plus identification fiscale ; les banques n’effectuent plus ni débit ni crédit sur les comptes de la société, et un notaire doit refuser tout acte la concernant. Toute certification du registre mentionne la révocation (loi générale des impôts, disposition additionnelle 6).

Les listes paraissent au BOE par résolutions de l’Agencia Tributaria, comme celle du 8 septembre 2026 : cherchez le NIF avec le moteur de recherche de boe.es.

Où chercher : les sites officiels, gratuits ou payants

Le registre du commerce espagnol a un bureau dans chaque capitale de province, et une société s’inscrit à celui de son siège (règlement du registre du commerce, articles 16 et 17). Le Registro Mercantil Central, à Madrid, centralise leurs données et publie le BORME (article 379). Les principales sources se consultent en ligne.

  • sede.registradores.orgColegio de Registradores (Registro Mercantil)

    Nota simple et certifications de toute société inscrite ; recherche par nom, par NIF ou par dirigeant ; comptes déposés.

    Payant : nota à partir de 2,10 €. Certification : certificat électronique exigé.

  • boe.es (BORME)Bulletin officiel du registre du commerce

    Actes publiés : constitutions, nominations, capital, fusions, dissolutions, insolvabilités.

    Gratuit, avec recherche (Real Decreto 1979/2008, article 12).

  • publicidadconcursal.esRegistro público concursal

    Principales décisions des concursos de acreedores, les procédures d’insolvabilité.

    Public et gratuit (loi concursale, article 560).

  • VIESCommission européenne

    Validité d’un numéro de TVA intracommunautaire (ES suivi du NIF).

    Gratuit, sans compte.

  • rmc.esRegistro Mercantil Central

    Dénominations sociales déjà inscrites ou réservées.

    En ligne.

  • Portail e-Justice européenUnion européenne

    Recherche dans les registres du commerce de l’UE, interconnectés depuis juin 2017.

    En ligne (« Trouver une entreprise »).

  • sede.agenciatributaria.gob.esAgencia Tributaria

    Comprobación de un NIF de terceros ; contrôle d’un certificat fiscal par son code CSV.

    NIF : Cl@ve Móvil, certificat ou DNI électronique. CSV : en général sans identification.

Sites et textes relus le 4 octobre 2026 : sede.registradores.org ; Real Decreto 1979/2008 ; loi concursale, article 560 ; Agencia Tributaria ; portail e-Justice européen.

La vérification directe d’un NIF par l’Agencia Tributaria, la « comprobación de un NIF de terceros », demande une identification espagnole : Cl@ve Móvil, certificat électronique ou DNI électronique. Elle répond notamment si le NIF est identifié, radié (baja) ou révoqué.

L’équivalent de Pappers ou de societe.com : les annuaires privés

Pour les données officielles, l’équivalent espagnol de Pappers est le registre lui-même, avec le BORME. Des annuaires privés, comme infoempresa, axesor, einforma ou informa, présentent ces données en fiches. Ce sont des services commerciaux, cités ici sans recommandation : vérifiez la date de mise à jour et, pour une décision importante, demandez la nota simple au registre.

France et Espagne : les équivalences, du Kbis au code NAF

Les deux systèmes ne se superposent pas exactement. Voici, pour chaque document ou numéro français, le terme espagnol à chercher.

Extrait Kbis
Certificación del Registro Mercantil (de vigencia y cargos) ; nota simple pour s’informerSeule la certification fait foi (règlement du registre du commerce, article 77).
SIREN, SIRET
NIF (ancien CIF)Le NIF identifie l’entreprise ; un établissement permanent d’une société étrangère reçoit son propre NIF, en W.
Numéro de TVA intracommunautaire
NIF-IVA : ES suivi du NIFAttribué à l’inscription au registre des opérateurs intracommunautaires (ROI).
RCS
Registro Mercantil de la province du siègeObligatoire pour une société, facultatif pour un entrepreneur individuel (Code de commerce, article 19).
BODACC
BORMEConsultation libre et gratuite sur boe.es.
Infogreffe, INPI
sede.registradores.orgNota simple et certifications en ligne, payantes.
Code NAF (APE)
Code CNAEDeux déclinaisons nationales de la nomenclature européenne NACE.
Procédure collective
Concurso de acreedoresDécisions publiées au Registro público concursal, gratuit.
Pappers, societe.com
infoempresa, axesor, einforma, informaAnnuaires privés, pas des registres officiels.
Textes cités sous chaque ligne ; Real Decreto 10/2025 (CNAE-2025) ; INSEE, nomenclature NAF ; relus le 4 octobre 2026.

Le CNAE, dans sa version 2025 (Real Decreto 10/2025), classe l’activité en quatre niveaux : une section en lettre, puis une division, un groupe et une classe de deux, trois et quatre chiffres. La nota informativa du registre l’indique.

L’IAE, impôt local sur les activités économiques, a ses propres rubriques (epígrafes), rangées autant que possible selon le CNAE (loi sur les finances locales, TRLRHL, article 85) : c’est un code fiscal, pas un identifiant d’entreprise.

Questions fréquentes

C’est quoi le CIF en Espagne ?

C’est l’ancien nom (código de identificación fiscal) du numéro fiscal des sociétés espagnoles. Il a disparu des textes le 1er janvier 2008 (Real Decreto 1065/2007) : on parle depuis de NIF, mais le numéro d’une SL ou d’une SA n’a pas changé. Sa première lettre donne la forme juridique : B pour une SL, A pour une SA.

Quel est l’équivalent du SIRET en Espagne ?

Le NIF, l’ancien CIF : il identifie une entreprise espagnole, sur ses factures comme auprès du fisc. « SIRET » ne se traduit pas en espagnol : demandez le NIF, ou le CIF dans l’usage courant. Un établissement permanent d’une société étrangère reçoit son propre NIF, en W. Pour l’activité, l’équivalent du code NAF est le code CNAE.

Quel est l’équivalent du Kbis en Espagne ?

La certification du Registro Mercantil, le registre du commerce espagnol : elle seule prouve officiellement son contenu (règlement du registre du commerce, article 77). La plus proche du Kbis est la certification « de vigencia y cargos », qui atteste l’existence de la société et ses dirigeants en fonction. Pour vous informer, la nota simple suffit, à partir de 2,10 €.

Comment vérifier une société en Espagne ?

En cinq contrôles : la lettre de son NIF doit correspondre à sa forme juridique ; sa nota simple, sur sede.registradores.org, confirme son inscription ; ses actes se lisent au BORME, gratuit sur boe.es ; le registre public concursal signale une procédure d’insolvabilité ; VIES confirme son numéro de TVA si vous commercez entre deux pays de l’UE.

Où trouver le NIF d’une entreprise espagnole ?

Sur ses factures, qui doivent le porter (Real Decreto 1619/2012, article 6), et sur son site internet si elle y exerce son activité : la loi 34/2002 (article 10) l’oblige à y afficher son NIF et son inscription au registre du commerce. Sinon, une recherche par nom sur sede.registradores.org mène à la nota informativa, qui indique le NIF.

Quel est l’équivalent de Pappers ou de societe.com en Espagne ?

Pour les données officielles : le Registro Mercantil, sur sede.registradores.org (nota simple à partir de 2,10 €), et le BORME, gratuit sur boe.es. Des annuaires privés comme infoempresa, axesor, einforma ou informa présentent ces données en fiches. Ce sont des services commerciaux : pour une décision importante, recoupez avec le registre.

Où trouver gratuitement des informations sur une société espagnole ?

Au BORME, sur boe.es : constitutions, nominations, changements de capital, dissolutions, en consultation libre et gratuite (Real Decreto 1979/2008, article 12). Le registre public concursal (publicidadconcursal.es) et VIES, pour le numéro de TVA, sont aussi gratuits. Le portail e-Justice européen interroge les registres du commerce de l’UE, interconnectés depuis juin 2017.

Comment vérifier un numéro de TVA espagnol ?

Sur VIES, le service de la Commission européenne. Le numéro de TVA espagnol est le NIF précédé de ES. Seules les entreprises inscrites au registre des opérateurs intracommunautaires y figurent, celles qui réalisent des opérations avec d’autres pays de l’UE : un numéro inconnu de VIES ne prouve pas que la société n’existe pas.

Quelle est la différence entre le NIE et le NIF ?

Le NIF est le numéro fiscal de toute personne ou entreprise en Espagne. Le NIE est le numéro d’identité d’un étranger ; pour lui, le NIF est son NIE (Real Decreto 1065/2007, article 20). Une société n’a pas de NIE : son NIF commence par la lettre de sa forme juridique, ou par N si elle est étrangère.

Quel est l’équivalent du registre du commerce (RCS) en Espagne ?

Le Registro Mercantil. Chaque capitale de province a le sien, et une société s’inscrit à celui de son siège (règlement du registre du commerce, articles 16 et 17) ; le Registro Mercantil Central, à Madrid, centralise leurs données et publie le BORME. L’inscription est obligatoire pour une société, facultative pour un entrepreneur individuel (Code de commerce, article 19).

Sources officielles

Sources, relues le 4 octobre 2026

Information générale, à jour au 4 octobre 2026, qui ne remplace pas le conseil d’un professionnel sur votre situation. Photo du haut de page : Francesco Califano, Unsplash.