Entreprise · Juridique

Créer son entreprise à Valencia : le bon statut, les bons professionnels

Autónomo, SL ou filiale : choisissez le bon statut, puis faites-vous accompagner par un cabinet francophone à Valencia, avec des avocats et des fiscalistes.

Autónomo, SL, holding · Cabinet francophone à Valencia
Préparer la création de mon entreprise

Mise en relation gratuite · Sans engagement

Créer une entreprise à Valencia, en Espagne, demande une structure adaptée à votre situation française : clients restés en France, revenus dans les deux pays, projet d’association. Choisir le statut avant de se lancer évite de payer une transformation plus tard.

Un autónomo cotise même sans revenu, et une SL créée trop tôt ajoute des coûts fixes à une activité qui démarre. Une société étrangère, elle, devient résidente fiscale en Espagne dès qu’elle y est dirigée.

Le détail des démarches est dans nos guides devenir autónomo en Espagne et créer une société en Espagne. Cette page vous aide à choisir, et à trouver les bons professionnels.

Jérémy, fondateur de Français à Valencia

Par Jérémy, fondateur de la communauté des Français à Valencia, sur place depuis 2017 · témoignages · mis à jour le 2 octobre 2026

Autónomo, SL ou structure étrangère : ce qui change

Le statut d’autónomo : simple, mais pas toujours le plus adapté

L’autónomo est le travailleur indépendant espagnol, le statut le plus proche de la micro-entreprise ou de l’entreprise individuelle française : vous exercez en nom propre. Il se crée en quelques jours, et un gestor suffit pour la suite.

En contrepartie, votre responsabilité est illimitée et vous cotisez au RETA, le régime des indépendants, même sans revenu : au moins 205,88 € par mois en 2026, hors tarifa plana (88,64 € par mois la première année, MEI compris).

Le revenu est imposé à l’IRPF, de 18,3 % à 53,85 % pour un résident valencien en 2026. Ce statut convient bien à une activité qui démarre ou à des revenus moyens.

La SL (Sociedad Limitada) : la responsabilité limitée

La SL est l’équivalent de la SARL française. Votre responsabilité est limitée à votre apport, avec un capital minimum de 1 € depuis le 19 octobre 2022 (loi Crea y Crece).

L’impôt sur les sociétés est de 15 % le premier exercice bénéficiaire et le suivant, puis, en 2026, de 19 % jusqu’à 50 000 € de bénéfice et 21 % au-delà si le chiffre d’affaires reste sous 1 M€.

Attention : si vous exerciez déjà la même activité en autónomo l’année précédente et détenez plus de 50 % de la SL, le taux de 15 % ne s’applique pas.

La comptabilité légale est obligatoire (de l’ordre de 150 à 400 € par mois, fourchette indicative), et le gérant qui contrôle la société cotise lui aussi au RETA : au moins 448,69 € par mois en 2026, hors tarifa plana (un gérant nouvellement inscrit peut y avoir droit).

Les frais officiels de création sont encadrés : pour une SL créée en ligne, 150 € chez le notaire et 100 € au registre, ou 60 € et 40 € avec des statuts types et un capital jusqu’à 3 100 €.

Avec un conseil qui s’occupe de tout, comptez souvent 800 à 1 500 €. Beaucoup de conseillers recommandent la SL à partir de 50 000 à 60 000 € de bénéfice par an, ou dès le départ si la responsabilité limitée compte pour vous.

Les structures étrangères (OÜ estonienne, Ltd britannique…) : attention

L’OÜ estonienne est souvent présentée comme une solution pour les nomades numériques. Mais une société dirigée depuis l’Espagne y est considérée comme résidente fiscale : elle paie l’impôt sur les sociétés espagnol, quel que soit son pays d’immatriculation. Ce point, souvent mal compris, peut mener à un redressement. Faites étudier ce montage par un avocat fiscaliste avant de vous lancer.

La loi Beckham et l’entrepreneuriat : à prévoir dès le départ

La loi Beckham (régime des impatriés) impose les revenus du travail, y compris de source étrangère, à 24 % jusqu’à 600 000 €, pour les salariés et, sous conditions, pour les dirigeants de société.

Elle exclut en principe les revenus d’autónomo, avec des exceptions depuis la loi sur les startups (Ley 28/2022) : activité d’entrepreneur reconnue par ENISA, profils très qualifiés au service de startups, activités de formation ou de recherche.

Si vous comptez en bénéficier, la structure se pense dès le départ, et la demande se dépose dans les 6 mois qui suivent la date de début d’activité indiquée dans votre alta (votre inscription à la sécurité sociale espagnole) ou sur votre formulaire A1. Préparez-la avec un avocat fiscaliste ; les conditions sont détaillées dans notre guide de la loi Beckham.

Dans quelles situations faire appel à ce professionnel ?

Lancer son activité freelance à Valencia

Autónomo ou SL ? Le choix dépend du bénéfice attendu, du besoin de limiter votre responsabilité et de votre situation vis-à-vis de la loi Beckham.

Transférer son activité française en Espagne

Vous avez une activité en France et voulez la déplacer ou la dupliquer à Valencia : obligations françaises restantes, clients dans les deux pays, calendrier.

Créer une startup ou une SL à Valencia

Impôt sur les sociétés à 15 % le premier exercice bénéficiaire et le suivant (et les trois suivants pour une startup certifiée par ENISA), et un écosystème actif à Valencia, autour de Marina de Empresas notamment.

Structure holding internationale

Organiser la fiscalité entre la France, l’Espagne et d’autres pays : c’est un dossier d’avocat fiscaliste, pas de gestor.

Loi Beckham et entrepreneuriat

Combiner le régime des impatriés avec une activité : la structure se pense avant la demande, à déposer dans les 6 mois qui suivent la date de début d’activité indiquée dans votre alta (votre inscription à la sécurité sociale espagnole) ou sur votre formulaire A1.

Passer d’autónomo à SL

Votre activité a grandi. Le passage se prépare : continuité des contrats, calendrier, et pas de taux de 15 % si vous exerciez déjà la même activité l’année d’avant.

Décrivez votre projet

Votre demande part à notre cabinet partenaire francophone à Valencia, avec une copie pour Français à Valencia : il vous écrit pour un premier échange. La mise en relation est gratuite pour vous.

Vos données ne sont utilisées que pour traiter votre demande.

Ce qu’il faut vérifier avant de choisir

Que vous passiez par nous ou non, vérifiez ces points avant de confier votre dossier :

1Avocats inscrits à un barreau espagnol, ou gestor inscrit à son colegio : demandez le numéro d’inscription
2Un prix écrit qui sépare la création et les coûts de chaque année
3Une comparaison autónomo ou SL faite sur vos propres chiffres
4Des échanges en français, à l’écrit comme à l’oral
5Le juridique (statuts, pacte d’associés) et le fiscal dans le même cabinet, ou un relais nommé
6Un suivi proposé après la création : déclarations trimestrielles, comptes annuels

Pour vérifier une inscription : un avocat figure au Censo General de Letrados du Consejo General de la Abogacía Española, un gestor administrativo au registre des gestores colegiados de son Consejo General. Demandez le numéro, puis cherchez-le.

Combien coûte la création d’une entreprise à Valencia en 2026 ?

Fourchettes indicatives : demandez au professionnel son prix par écrit avant de commencer.

ServiceFourchette basseFourchette haute
Inscription comme autónomo (gestor)Inscription à Hacienda et au RETA100 €250 €
Création d’une SL avec un conseilHonoraires officiels du notaire et du registre compris ; capital minimum de 1 €800 €1 500 €
Consultation d’un avocat sur la structureAvant la création300 €800 €
Suivi mensuel d’un autónomo (gestor)TVA, IRPF, cotisations40 €/mois180 €/mois
Suivi mensuel d’une SLComptabilité légale, fiscal et social150 €/mois400 €/mois
Dossier loi Beckham d’un entrepreneurAnalyse, structure et dossier, avec un avocat fiscaliste800 €1 800 €

Un dossier à confier à notre cabinet partenaire ?

Votre demande part à notre cabinet partenaire francophone à Valencia, avec une copie pour Français à Valencia. La mise en relation est gratuite pour vous.

Gratuit pour vous · Sans engagement

Questions fréquentes

Vaut-il mieux créer un autónomo ou une SL pour s’installer à Valencia ?
Cela dépend surtout du bénéfice, pas du chiffre d’affaires. Beaucoup de conseillers situent le passage en SL autour de 50 000 à 60 000 € de bénéfice par an, ou plus tôt si vous voulez protéger votre patrimoine. En 2026, une SL nouvelle paie 15 % le premier exercice bénéficiaire et le suivant, puis, sous 1 M€ de chiffre d’affaires, 19 % jusqu’à 50 000 € et 21 % au-delà. Pour la loi Beckham, les revenus d’autónomo sont exclus en principe, sauf exceptions (activité d’entrepreneur reconnue, profils très qualifiés au service de startups).
Peut-on utiliser une société étrangère pour entreprendre depuis Valencia ?
Oui, mais avec un risque fiscal sérieux. Une société dirigée depuis l’Espagne y est considérée comme résidente fiscale, quel que soit son pays d’immatriculation (loi sur l’impôt sur les sociétés, article 8). Elle doit alors l’impôt sur les sociétés espagnol, et un redressement peut y ajouter des intérêts de retard. Faites étudier ce montage par un avocat fiscaliste avant de vous lancer.
Combien coûte la création d’une SL à Valencia ?
Les frais officiels sont modestes : pour une SL créée en ligne, les honoraires du notaire et du registre sont fixés à 150 € et 100 €, ou 60 € et 40 € avec des statuts types et un capital jusqu’à 3 100 € (Real Decreto-ley 13/2010, article 5). Avec un conseil qui s’occupe de tout, comptez souvent 800 à 1 500 €, hors capital (1 € minimum). Ensuite, comptabilité et déclarations coûtent de l’ordre de 150 à 400 € par mois. Ces fourchettes sont indicatives : demandez le prix par écrit avant de commencer.
La loi Beckham s’applique-t-elle aux entrepreneurs et freelances à Valencia ?
En principe pas aux revenus d’autónomo, sauf exceptions (entrepreneur dont l’activité est reconnue par ENISA, profils très qualifiés au service de startups). Le régime impose les revenus du travail, y compris de source étrangère, à 24 % jusqu’à 600 000 €. Un créateur peut en bénéficier comme dirigeant de sa SL, si elle n’est pas une société patrimoniale. Les autres revenus ne sont imposés en Espagne que s’ils sont de source espagnole. La demande (modelo 149) se dépose dans les 6 mois qui suivent la date de début d’activité indiquée dans votre alta (votre inscription à la sécurité sociale espagnole) ou sur votre formulaire A1 ; passé ce délai, l’option n’est plus possible.
Quelles sont les obligations fiscales françaises si j’entreprends depuis Valencia ?
Si vous devenez résident fiscal espagnol et n’avez plus de revenus en France, vos obligations françaises se limitent en général à la déclaration de vos revenus français restants, s’il y en a, et à la fermeture de votre activité française. Si vous gardez des clients ou des revenus en France, la convention fiscale franco-espagnole décide où chaque revenu est imposé. Un fiscaliste franco-espagnol peut faire le point sur votre situation.
Quel est le délai pour créer une SL à Valencia ?
Si tout est prêt, comptez 2 à 4 semaines : réservation du nom au registre central (quelques jours, 6 heures ouvrées par le circuit CIRCE), statuts, signature chez le notaire, inscription au registre du commerce. Le circuit télématique CIRCE, avec des statuts types, va plus vite : la loi y fixe des délais en heures ouvrées pour chaque étape. L’inscription comme autónomo, elle, se fait en quelques jours auprès de Hacienda et de la Seguridad Social.